vendredi 2 décembre 2011

Touche pas à mon Allemagne !



Toutes les radios françaises en parlent aujourd´hui. Je n´en ai pas encore eu d’écho de ce côté du Rhin, mais je ne lis pas la presse spécialisé.

 Mais bon, ça m’énerve d´entendre les propos d’Arnaud Montebourg. Ces vieux relents germanophobes, il serait peut-être temps de passer à autre choses non ?

Oui, on peut parler de modèle économique allemand, surtout en ces temps de crise. On se moque souvent des allemands, ce peuple si sérieux, si rigide et si organisé. Moi qui vit ici, je le confirme et j´apprécie ces qualités.

On aime à penser que dans cette Europe si fragile, l´Allemagne est là pour porter la main au porte-monnaie pour aider les pays qui défaillent.

Mais il est bon de savoir, que l´Allemagne ne vit pas au-dessus de ses moyens, elle. Elle a subit et survécut à une réunification qu´elle paye encore.

Et ici aussi, chaque jour on entend qu’il faut faire des économies. Notre école primaire se voit affublée d´une piscine, vide, car la commune ne peut investir pour la rénover. Le gymnase est fermé en hiver car en cas de neige le toit risquerait de s´écrouler. Les classes comptent de plus en plus d´élèves, car il y a de moins en moins de crédit pour les profs. On vit avec, on râle et on patiente. Et nos impôts eux partent en Grèce…. (je sais c´est réducteur comme pensée, mais c´est pour illustrer mon propos)

Alors les allemands aussi se privent et se serrent la ceinture, mais ils donnent aussi au plus pauvre. Et si Angela veut contrôler un peu tout cela, je trouve ça tout a fait normal.

Alors Monsieur Montebourg, proposez des choses concrètes pour sortir la France de la crise, au lieu de jalouser ceux qui agissent….

Extrait d´un article sur :
http://www.marianne2.fr/Montebourg-prise-de-bec-autour-du-spectre-de-Bismarck_a213072.html

Relents anti-allemands », « germanophobie », « diatribe anti-allemande », « Front National de gauche ». Montebourg n’aura pas fait le voyage pour rien. Certes en assénant « que la question du nationalisme allemand était en train de resurgir à travers la politique à la Bismarck employée par Mme Merkel », l’ancien candidat à la primaire socialiste n’a pas fait dans la dentelle de Berlin en agistant le spectre d'un retour du chancelier prussien.

Sûr que le discours tranche avec les élans de germanophilie collective et la fascination pour le mythique « modèle allemand », à la fois pays magique et monde merveilleux de nos élites politico-médiatiques.
En mettant en cause Berlin, c’est Bruxelles qu’on assassine. Les chiens de garde de l’euro ont très vite montré les crocs.
Du journaliste de Libération, Jean Quatremer « Invoquer les mânes de Bismarck, le fondateur du Reich allemand, c’est flatter la germanophobie latente qui existe encore en France, exactement comme d’autres le font avec l’antisémitisme. On est même au-delà du sifflet à ultra-son qu’aimait utiliser Jean-Marie Le Pen lorsqu’il parlait de « point de détail » à propos du génocide » à Cohn-Bendit :« Montebourg sombre dans le nationalisme au clairon qui ne sert qu'à raviver des sentiments qu'on croyait définitivement derrière nous. C'est du mauvais cocorico. Il fait du Front national à gauche ». Sans oublier l'incontournable Alain Duhamel ce matin sur RTL.
Enfin Jean Leonetti, ministre des affaires européennes qui a dénoncé la « germanophobie hystérique » qu'il perçoit dans la charge d'Arnaud Montebourg contre la chancelière allemande Angela Merkel.




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